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Equilibres de l’estime de soi.

A moitié vide ? Ou à moitié plein ?

 

Ce paradoxe bien connu nous renvoie à une vision manichéenne de notre réalité. Une conception sans nuance qui sépare en deux camps opposés les choses, les gens, les concepts. Voir le verre plein fait de vous un.e optimiste, le voir vide vous condamne au pessimisme. Pas de juste milieu. 

Tentant pour notre cerveau. Car ce dernier, soucieux d’être le plus performant possible, cherche constamment à traiter de la manière la plus performante possible les différentes informations qui lui parviennent. Nous avons donc tendance à penser et à classer les choses de cette manière par gain de temps et d’énergie. 

Moins couteux certes, mais trop superficiel. Car en faisant cela nous nous rendons aveugle à la nature profonde des choses et des êtres, aux mouvements sans fin de cette balance qui, hésitante, cherche sans cesse son équilibre, sans basculer complètement d’un côté ou de l’autre. 

Car finalement ce verre n’est-il pas tout simplement équilibré ? A moitié vide ET à moitié plein. 

Et cette notion d’équilibre est fondamentale.

 

Une vie d'équilibriste.


Notre vie toute entière appelle à cet équilibre, au ni trop, ni trop peu, aux excès et aux efforts qui les suivent. Nos divers besoins (émotionnels, physiques) connaissent des phases de croissance et de décroissance tout au long de notre vie, selon les événements que nous traversons et la quantité d’attention que nous leur portons.

Si on regarde tout simplement notre alimentation, celle-ci se doit d’être équilibrée (certes ni trop grasse, trop salée, trop sucrée, comme nous le rappelle si souvent ce célèbre slogan de prévention) mais variée, et en quantité limitée mais suffisante selon nos besoins personnels, qui varient au fil de nos vies.
Les pathologies dues à la privation et à l’excès permanents de nourriture sont le résultats d’un déséquilibre de cette alimentation. 

De même, le sport, avec ses vertues innombrables pour notre santé mentale et physique, peut se révéler problématique lorsqu’il est pratiqué à l’excès (troubles musculaires, articulaires) voire mener à la bigorexie (trouble du comportement caractérisé par une dépendance à l’activité physique), pathologie reconnue par l’OMS depuis 2011. 

Rien ni personne n’est fondamentalement bon ou mauvais, tout est question de contexte, de moment, d’utilisation de nos ressources et finalement d’équilibre entre tout ça.


Accepter les déséquilibres.

 

La quête de l’équilibre est conjointe à la notion d’acceptation, d’accueil : il est nécessaire d’accepter que le positif et le négatif se côtoient, se suivent, se mélangent au cours de notre existence. Et que ce brassage est indispensable à notre équilibre mental.

Accueillir la partie douloureuse, stressante, énervante des événements que nous vivons permet de mieux connaître nos sensibilités, d’élargir notre répertoire stratégique face à ses événements, et une fois la tempête passée, de se rendre compte qu’on y a survécu et qu’on en est sorti.e plus fort.e. 

Nous autoriser à accueillir, en pleine conscience, les instants de joie, de plaisir, de bonheur, pour nous permettre d’augmenter notre sensibilité, de contaminer par notre joie nos proches et tous ceux qui nous entourent, d’envisager un avenir plus positif (notre humeur contamine nos projections, évitez les jours de déprime pour faire des projets d’avenir), et d’aborder avec une plus grande sérénité les passages plus difficiles de notre vie.

Ces allers-retours présentent aussi un grand avantage, celui de nous ouvrir les yeux sur tous ces petits bonheurs si importants auxquels on a tendance à s’habituer, qui sont pourtant une source permanente d’un plaisir débordant de simplicité pour peu qu’on tourne notre attention de temps en temps vers eux : pensez au plaisir de retrouver une respiration libérée après un gros rhume. 

(J‘en parle plus en détail ici !)

 

Equilibres de l'estime de soi.

 

Parler d’une bonne estime de soi revient en fait à décrire une estime de soi équilibrée.

Au sein de ce terme gravitent plusieurs dimensions qui caractérisent la valeur que nous avons à nos propres yeux.

Ainsi on parle de la hauteur de l’estime de soi : un continuum allant des estimes de soi hautes aux estimes de soi basses. Une estime de soi équilibrée connaît des périodes plus ou moins basses et hautes, mais se trouve la plupart du temps quelque part entre les deux : connaître sa valeur sans tomber dans l’excès de confiance.

Ces variations de l’estime de soi renvoient à sa nécessaire polyvalence : se penser en tant qu’individu multiple (aux talents, aux envies différentes) permet de bien répartir son estime de soi, afin d’accepter nos points forts, nos points faibles, et la certitude qu’on ne peut pas être à cent pour cent performant partout et tout le temps. Ce qui permet une meilleure stabilité de l’estime de soi.

Il est aussi nécessaire de prendre la saine habitude de miser sur notre potentiel. Nous avons tendance à trouver le carburant à notre estime personnelle dans notre environnement (dans nos succès, le regard des autres…) mais l’équilibre s’atteint aussi par une estime de soi autonome : apprenons à nous nourrir de nos qualités, de nos accomplissements internes et discrets.

Tout cela doit nous faire comprendre que notre rapport à nous-même est aussi complexe que peuvent l’être nos rapports aux autres, et que cette complexité demande parfois à être étudiée, réfléchie, avec bienveillance et patience. 

Qu’il est naturel parfois d’être déçu.e de soi, ou en colère contre soi, mais que ces moments ne doivent être que transitoires et qu’ils peuvent devenir l’occasion de mieux se connaître pour évoluer vers un meilleur amour de soi.

Il n’existe pas de recette miracle, de coaching parfait de l’estime de soi. C’est un cheminement personnel, différent pour chacun, qui demande du temps, de l’introspection et parfois un peu d’aide. 

Christophe André décrit la recherche d’une estime de soi équilibrée comme la poursuite d’un idéal dont on ne peut que se rapprocher sans jamais l’atteindre. Un long chemin, certes, mais que de belles découvertes tout au long de la route !

Pour aller plus loin
– La vidéo Youtube de Cyrus North « Je ne suis pas méchant »

– Le livre de Christophe André, Imparfaits libres et heureux, aux éditions Odile Jacob.

– Une séance d’hypnose pour explorer la pratique d’une estime de soi équilibrée !
Lien vers ma page Doctolib pour la prise de rendez-vous.

 
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Pour plus de précisions sur l’hypnose thérapeutique et son utilisation, je vous invite à visiter mon site internet. 

Merci pour votre lecture, prenez soin de vous et à bientôt ! 

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